vendredi 29 avril 2011

Mishmash



Ne nous égarons pas surtout. Laissez-moi vous expliquer.
Il était une fois, une fois de plus. Lui. Bébé.
Bébé commence à se demander comment il va arriver à se souvenir de tous ces visages. Il y en a tant et de si étrange. Lorsqu’ils s’approchent de lui, ils parlent avec des voix si haut perché que s’en est très agaçant. Mais pour l’instant Bébé pense : « dois attraper objet, dois manger objet ! ». Là, à côté, tout à côté. Cet objet si attirant. Il y a un visage dessus. Un visage figé dans un demi-sourire. Un visage qui l’appelle avec son étrange coiffe. Un visage bon ou un visage mauvais. Un visage en tout cas plus éclairé que celui qui passe là-bas au fond dans l’arrière plan. Celui de cet être qui semble tituber, et qui tient aussi un objet, un peu semblable à celui que l’on aimerait attraper.
« Ah, visages !!! Encore visages. Nouveaux visages. Stop ! »


















Il était une fois, une fois de plus. Soyez patient, on s’en vient.
Il était donc une fois, une fois de plus. Elle. V.
V. avait de longues jambes. V. avait des jambes si longues qu’elle portait des collants de couleurs pour qu’on ne les confonde pas de loin avec la couleur du sable. Le sable dans cette ville était partout. Il s’infiltrait dans chaque pièce de chaque maison. Il était si présent qu’on n’en avait utilisé la teinte pour tout repeindre. Les sols, les murs et les plafonds. Même les lambrissés. On accrochait des repères colorés pour se retrouver dans toute cette mer sablée. Des repères géométriques. Toujours. Des triangles, rectangles, losanges, polygones, pentagones…Mais surtout des carrés. On en retrouvait sur les carrelages de cuisine, les murs de verre des salles de bains, les motifs des vêtements... Des carrés, des couleurs, du sablé et rien d’autre. Pas de gris. C’est pourquoi la première fois que V. vint ici et prit le train, elle fut assez étonnée.





Bon, voilà encore un tout petit peu, on y est presque.
Il était une fois, une fois de plus. Eux. Ariane et Dionysos.
Ariane ne noue jamais sa chevelure. Elle l’aime libre, vivante même si elle s’en trouve souvent emmêlée. Elle vole au gré de ses envies et attrape le regard des passants. Justement Dionysos s’en vient. Et voilà, que paf ! Il est ébloui. Lui qui rabâche pourtant sans cesse à ses bacchantes qu’il n’y croit pas à ce coup de foudre. Pour lui, seul le bon vin et le bon vivre ont de mise. Et bien le voilà maintenant bien ligoté.
Il n’est pas encore là le temps des pleurs et de la tragédie qui s’en viendra plus tard, de la sombre histoire de ces deux qui sera compté dans les amphithéâtres par des acteurs trop fardés. Pour l’instant, tout est à eux. Tout est possible.

vendredi 8 avril 2011

Liste des rêves que j'ai sans doute dû faire


Je me souviens d'une amie d'enfance qui faisait un rêve récurrent. Elle tombait dans un puits sans fond recouvert d'un tissu écossais. A son réveil, elle était immanquablement fiévreuse et devait rester plusieurs jours au lit.
Il me reste un seul souvenir de répétition équivalente : une sorcière au visage bien hideux chevauchant son balai me poursuivant avec assiduité.
Depuis j'ai eu bien d'autres songes.
J'ai rêvé de la douleur incommensurable d'une blessure par balle.
J'ai rêvé que je volais tel un condor au dessus d'un paysage désertique américain puis soudainement que je plongeais dans l'océan et nageait à une vitesse incroyable dans un paysage aquatique luxuriant.
J'ai rêvé que je rencontrais ma grand-mère dans le métro, que je sautais de joie à la voir de nouveau en vie, qu'elle était très sexy et qu'elle m'offrait une de ses robes à fleurs.
J'ai rêvé de mon chat mourant dans mes bras.
J'ai rêvé d'un bateau flottant pour la Grèce empli de petites niches habitées par des oiseaux au plumage bleu.
J'ai rêvé que je marchais dans une merde géante de mammouth.
J'ai rêvé que j'accouchais d'un enfant translucide dont on pouvait voir le sang fluorescent couler dans les veines.
J'ai rêvé d'amour qui me faisait vibrer.
J'ai rêvé de sexe qui me faisait vibrer.
J'ai rêvé que j'étais une autre.
J'ai rêvé de la confiance que m'apportait le fait d'être dans un corps masculin.
J'ai rêvé de la solution d'un problème de maths du baccalauréat.
J'ai rêvé d'un fou rire provoqué par un ami chantant dans les toilettes.
J'ai rêvé que je me voyais mourir.
J'ai rêvé de Flapjack et K'nuckles en êtres vivants et de leurs drôles de têtes.
J'ai rêvé que j'habitais dans une toute petite boite et que ce n'était pas très agréable.
J'ai rêvé du boulot.
J'ai rêvé d'un ascenseur en colimaçon qui débouchait à l'air libre sur une plateforme où je me mettais à fendre des bûches avec une hache.
J'ai rêvé d'un inconnu dans un supermarché qui m'étouffait avec du produit Jex Four.
J'ai rêvé de perdre mes dents et de les recracher dans mes mains.
J'ai rêvé que mon appartement était immense et qu'une des pièces était recouverte de matelas.
J'ai rêvé que je naviguais sur une barque dans une forêt équatoriale et que je finissais le voyage sur un banc à manger un sandwich.
J'ai rêvé que j'étais une soprano virtuose.
J'ai rêvé que je tuais quelqu'un et qu'il fallait à tout prix le cacher.
J'ai rêvé que Steve Buscemi me demandait en mariage.
J'ai rêvé d'une forme floue menaçante se tenant au chevet de mon lit dans lequel je restais pétrifiée.
J'ai rêvé d'un après-midi d'été où je conduisais une vieille mobylette jaune sur les rondins d'une plage.
J'ai rêvé que je me rasais les cheveux.
J'ai rêvé que j'avais un tatouage sur le haut du pied en forme d'étoile des vents.
J'ai rêvé dans une autre langue et j'étais parfaitement bilingue.
J'ai rêvé que je vivais à une autre époque, pendant la guerre et qu'il fallait être héroïque.
J'ai rêvé que je mourrais... et cela m'a réveillé.

mardi 5 avril 2011

♥ U jusqu'au trognon
























































































samedi 26 mars 2011

Why my grand-father spoke with a russian accent


I was raised in Brighton Beach, Coney Island. I loved the place as a child because of his continuous mixed smell of cheap frying oil and cotton candy. Ocean parkway was our week-end stroll. I always preferred the atmosphere of the fair in springtime. Everything was still closed and it gave to the attractions a sense of end of the world that fascinated me. We would stop by Nathan's with my grand-father to have a hot-dog. He said it was the best he ever had in America. This declaration puzzled me deeply because I knew he never went anywhere outside New York.
He arrived in Brighton Beach at the end of World War II, an immigrant from Ukraine. life wasn't that easy at the beginning, it's only around the 70's with the second major wave of Russian immigration that he kind of felt more at home. Russian restaurants and night clubs opened, you could eat borsch and blinis, read the daily Novoye Russkoye Slovo and hear your mother tongue again.
I think I never realised how hard it had been for him. He never spoke Russian with me, he said that he wanted me to be a real American. I saw him cried once, the day of my biology graduation. I think he knew at that time I would leave them all for a life of my own.

samedi 19 mars 2011

Copie conforme


A trois minutes d'intervalles, je vois presque la même. Même cheveux longs bruns, même pince qui retient une mèche sur le côté façon banane années 40, même petite veste cintrée noire, même mini short en jeans, même collant opaque. Seul différence l'une porte des baskets montantes, l'autre des petites chaussures en daim bleu.
Des jumelles sortant de la gare st-Lazare qui viennent de se séparer ? Des figurantes se rendant à un casting de sosies de starlette ? Des clones (ah ça y'est on a enfin réussi !) ?
Très étrange sentiment que de se retrouver confronter à une telle similitude. Et si elles s'étaient rencontrées ? A trois minutes près. Découvrir soudain qu'il existe sur cette planète un autre soi.
Qui n'a pas déjà rêvé de le rencontrer ce frère jumeau, cet identique étranger. On le croiserait soudain au tournant d'une rue, au bord de la piscine en été, au troisième rang de la salle de cinéma... On resterait interloqué, on n'oserait pas parler et puis la curiosité prendrait le dessus. On se poserait toutes les questions possibles, on chercherait à savoir si l'autre est plus qu'une simple décalque physique, si il a aussi, par quelque mystérieux et monstrueux miracle, les mêmes défauts, les mêmes envies, les mêmes idées, si son âme est sœur de la notre.
On pourrait peut-être alors imaginer, avec la plus infime probabilité, qu'on est plus vraiment seul au monde.

vendredi 18 mars 2011

Nos vies aléatoires : deuxième partie

Bob : « Raymunda, Oh Raymunda ! Mon soleil ! Ma joie ! Si Malika apprend ça, elle me casse les 10 doigts. Bon c’est pas tout ça, mais j’ai un match à finir là ! Concentre-toi, concentre-toi… »

San Pedro regardait d’un œil sombre son poulain sur le ring. Bon tout le monde le savait, le match était truqué. Le catch de toute façon, ce n’était pas la ligue des champions. Il lui semblait bien distrait aujourd’hui le Bob. Encore en train de penser à Malika...

Je suis à cette convention. Je m’ennuie, je ne fais plus partie de ces nouveaux héros, en cape et turbo réacteurs qui mitraillent à tout va. Ces guerriers du futur dans leurs combinaisons brillantes qui se déplacent en trois dimensions. Je suis de l’époque des grands espaces, de ces chevauchées longues et éreintantes, de cette communion avec les loups et les indiens. Je suis un aventurier de la contemplation. Je suis Davy C.

Fritz se demande pourquoi il a accepté de venir. Il n’aime pas la plage, les palmiers le déprime. Il n’aime pas la mer, le sel lui donne de l’urticaire. Il n’aime pas ce soleil brûlant, il est couvert de crème. Il n’aime pas la nourriture, c’est trop épicé. Il n’aime pas les autres, il est misanthrope. Et par-dessus tout il sait maintenant qu’il n’aime pas Kémi.

C’est marrant le vent vient de se lever soudainement. J’ai des cheveux plein le visage, je n’y vois presque plus rien. J’en aurais presque du mal à marcher. Je me sens un peu dans cet état tourbillonnant. Rien ne m’est certain en ce moment. Je flotte. Je ne prends pas de décision. Je laisse le hasard me porter où il le souhaite.
Paf ! Aïe ma tête !
« Ah désolé pardon, c’est à cause de ce vent, je ne vous avais pas vu. » dit Lucie à la jeune fille à la coupe bizarre.

« Ulrik dépêche toi, ça va être à toi dans 5 minutes !!! Et n'oublie pas, Ulrik le Viking Tome 5, le 20 décembre dans toutes les bonnes librairies ! »

Raymunda a 24 ans. Elle joue de la guitare dans des soirées amateur et aimerait être une star comme 85% des gens de sa génération. Elle est plutôt jolie, pas totalement imbécile et voue un culte particulier aux ours. Depuis qu’à l’âge de huit ans, son père lui a ramené d’un de ses séjours canadiens, un petit ours noir en peluche, Raymunda en fait la collection. S’en est même devenu assez délirant : ours en porcelaine, peluches, tasses winny, livres, DVD, posters…ça encombre tous les murs de son tout petit appartement.
Elle doit jouer ce soir dans une boite à la mode avec son pote Davy.
Elle espère que ce gros lourdaud de catcheur ne sera pas là. Elle aurait mieux fait de ne pas allez voir ce match. Ça fait dix jours qu’il la colle maintenant !

Elle se sentait bien ici. Enfin un endroit où on ne la regardait pas comme un monstre. Ici les corps étaient déformés, les visages lacérés, bariolés, les membres atrophiés. On était super, méga, ultra, géant ou minuscule, suréquipé ou à moitié nu, bleu, vert, orangé, magique ou ordinaire…
On était enfin soi même ici et ça faisait du bien. Un vieux Viking lui avait même demandé tout à l’heure si elle voulait danser. Il lui avait dit qu’au moins avec cette allonge de bras il ne lui marcherait pas sur les pieds.

Kémi se penche doucement. Une grosse larme coule de sa joue. Merde, elle s'était promis de ne pas pleurer. Quelle conne elle avait été. Il était horriblement exécrable. Comment avait-elle pu flasher sur lui.
Demain, elle prendrait le premier avion pour Paris. Elle espérait que A. lui pardonnerait.

Putain de vent ! Bon en même temps avec tout le gel que j’ai mis ce matin ma coupe ne risque pas de bouger. Ah cette bonne vieille coiffure New Wave ! J’emmerde ceux qui trouvent ça ringard !!
Tiens, c'est marrant, cette fille on dirait un peu un épouvantail. Bonjour la coupe de l'enfant sauvage ! Mais attend qu’est-ce qu’elle fait, elle ne voit pas que je suis devant elle. Putain, elle va me rentrer dedans.

Ça fait maintenant 5 ans que Mimi organise des soirées burlesques. L’atmosphère y est bon enfant et elle aime surtout le côté coquin, festif, et très rétro des évènements. Les filles sont drôles et sexy et loin d’être stupides. Elle se considère un peu comme leur grande sœur. Aujourd’hui du coup, elle se demande si elle a bien fait d’accepter de faire un show dans ce lieu. Elle ne se sent pas du tout à sa place. Heureusement, il y a encore un numéro avant le leur. C’est un gros guerrier viking. Il n’a pas l’air de se sentir beaucoup mieux à dire vrai.

Et en bonus : The ballad of Davy Crockett

lundi 14 mars 2011

Nos vies aléatoires : première partie


Dessins inspirés par la forme de tâches ( cliquer pour voir en plus grand).

Aléatoire : Adj. étymologie : Aleatorius, de alea, jeu de dés.
Dépendant d'un événement incertain. Dans le langage général, soumis aux chances du hasard.

Daphné aura accepté l’invitation de son amie Gloria à aller danser au « Shake it » club. Elle dansera sans penser aux milliers de perles de sueur qui s’accumulent sur son corps. Elle se laissera enlacer par ce beau canidé aux poils si soyeux. La tête lui tournera assez vite et elle se laissera emporter par l’envie.

Kamel ouvre un œil. Oula, la tête en bois. Putain mais où je suis ? Draps qui sentent la Soupline, abat–jour parme, « Guerre et Paix » sur le guéridon, chemise froissée sur le parquet… T’ain je sens que j’ai encore déconné. Il se retourne doucement.
Ses plumes se soulèvent suivant le rythme de sa respiration. Elle est encore endormie.
Pourquoi je continue à suivre tes plans foireux Boris. Je devrais me méfier surtout quand tu déboules habillé en nounours. En même temps, ça faisait longtemps que j’avais pas autant déconnecté. C’est vrai qu’elle est plutôt jolie. En la regardant, là comme çà, j’en oublierais presque Lucie.

Francis se traine. C’est la méga mollesse. Il aimerait bien arriver pourtant à le croquer ce petit joufflu. Mais comme c’est pas les 24h du Mans, c’est mal barré ! Et puis il fait chaud, ça glue ! Allez encore un petit effort…Aïe, aïe, y’à sa hernie qui se réveille ! Paralysie.

Anatole aurait dû être dans le train qui l’emmenait chez sa tante. Mais réveil oublié, habits pas repassés, vautrage dans l’escalier, métro retardé, et bin voilà c’est rappé ! Du coup, il baguenaudait. Tiens c’est marrant cette fille aux cheveux frisées à la terrasse du café, elle ressemblait vaguement à K. Avec une paire de créoles et un nez un peu plus retroussé, elle aurait quasi pu être sa sœur jumelle. Mais voilà, K. l'avait laissé, elle était partie à l’île Maurice.

Quelquefois je me demande si tout cela existe vraiment, le gazon des terrains de golf, les femmes aux lunettes fumées assises autour des piscines, les glaces bleu turquoise sur la banquise… Je ne suis pas sûr de l’existence de ces supermarchés, des pandas, de cet enfant mi-homme, mi-plante…Je me demande si les autres anges pensent comme moi. Des fois, je me sens seul.
C'est à cet instant précis qu'Abel apparut devant lui.

“To be, or not to be: that is the question”, Hamlet, Acte 3 scène 1.

J’hallucine ou quoi ? Euh c’est pas un ange là-bas ? Et pas loin de lui, ce serpent, il a l’air complètement tétanisé ! Oh misère, je sens que cette thèse sur la genèse commence à me taper sur le ciboulot. Allez, Pierre-André, tu vas te prendre un bon Doliprane et hop au dodo ! Des fois je me dis que j'aurais mieux fait de faire des études de pâtisserie. C'est vrai j'ai toujours aimé les gâteaux.

Gloria et Malika discutaient autour d’un petit Arabica bien serré. Malika pleurait, elle se lamentait. Gloria essayait de suivre le mieux qu’elle pouvait le flot de paroles de son amie. Elle avait un peu du mal. Un peu mal au crâne aussi après cette soirée débridée au « Shake it ». Et Daphné qui était partie au petit matin avec ce type. Franchement ces copines avaient vraiment le chic pour se dégoter des sacrés loustics.
Gloria remarqua soudain cet étrange héron en pardessus qui l’a fixait bizarrement.

Malika enchaîne: “Mais Bob, c’est le mec de ma vie, tu comprends pas. Déjà notre rencontre...ça fait partie de la légende cette rencontre. C’était un pur hasard. On s’est rencontré dans le train Paris-Toulouse. 8 heures de train, quasi pas un mot. Je lui jetais des petits coups d'œil de temps en temps. A un moment j'ai vu qu'il avait froid, je lui ai prêté mon écharpe. Il m'a remercié et puis il s'est endormi. Endormi, paf, comme çà ! Ce n'est qu'à l'arrivée que tout penaud, il m'a rendu mon bien et invité à prendre un café pour se faire pardonner."

Abel avait toujours joué à ses petits jeux bien enfantins mais qui avaient, par la mesure même de leur finalités aléatoires, le don de le rassurer. "Si j'arrive à traverser la rue sans marcher sur les bandes blanches du passage piéton, je pense qu'il va me rappeler". "Si je vois trois vélos bleus d'ici 5 minutes, je serais reçu à l'examen". "Si j'arrive au croisement de la rue, avant que le camion poubelle ne me dépasse, pas de souci à se faire pour l'opération de mémé."
C'est au cours d'un de ces petits jeux, " si jamais je croise une chose dont le mot commence par la lettre A dans les 20 secondes, je..." qu'il le vit.

Boris est un con. Tous le monde le sait. Ou du moins tous le monde le répète. Alors autant jouer le jeu. C'est en partant de cette logique qu'il a accepté d'enfiler ce costume plutôt ridicule de cyber ourson. ça lui fait penser à un Grosquick relooké par Björk. Et puis se balader comme çà, c'est un putain de "fashion statement" comme dirait les pétasses modeuses de sa boîte. Ce que Boris ne sait pas, c'est que par le biais de cet accoutrement il va rencontrer Raymunda.