
Ne nous égarons pas surtout. Laissez-moi vous expliquer.
Il était une fois, une fois de plus. Lui. Bébé.
Bébé commence à se demander comment il va arriver à se souvenir de tous ces visages. Il y en a tant et de si étrange. Lorsqu’ils s’approchent de lui, ils parlent avec des voix si haut perché que s’en est très agaçant. Mais pour l’instant Bébé pense : « dois attraper objet, dois manger objet ! ». Là, à côté, tout à côté. Cet objet si attirant. Il y a un visage dessus. Un visage figé dans un demi-sourire. Un visage qui l’appelle avec son étrange coiffe. Un visage bon ou un visage mauvais. Un visage en tout cas plus éclairé que celui qui passe là-bas au fond dans l’arrière plan. Celui de cet être qui semble tituber, et qui tient aussi un objet, un peu semblable à celui que l’on aimerait attraper.
« Ah, visages !!! Encore visages. Nouveaux visages. Stop ! »




Il était une fois, une fois de plus. Soyez patient, on s’en vient.
Il était donc une fois, une fois de plus. Elle. V.
V. avait de longues jambes. V. avait des jambes si longues qu’elle portait des collants de couleurs pour qu’on ne les confonde pas de loin avec la couleur du sable. Le sable dans cette ville était partout. Il s’infiltrait dans chaque pièce de chaque maison. Il était si présent qu’on n’en avait utilisé la teinte pour tout repeindre. Les sols, les murs et les plafonds. Même les lambrissés. On accrochait des repères colorés pour se retrouver dans toute cette mer sablée. Des repères géométriques. Toujours. Des triangles, rectangles, losanges, polygones, pentagones…Mais surtout des carrés. On en retrouvait sur les carrelages de cuisine, les murs de verre des salles de bains, les motifs des vêtements... Des carrés, des couleurs, du sablé et rien d’autre. Pas de gris. C’est pourquoi la première fois que V. vint ici et prit le train, elle fut assez étonnée.

Bon, voilà encore un tout petit peu, on y est presque.
Il était une fois, une fois de plus. Eux. Ariane et Dionysos.
Ariane ne noue jamais sa chevelure. Elle l’aime libre, vivante même si elle s’en trouve souvent emmêlée. Elle vole au gré de ses envies et attrape le regard des passants. Justement Dionysos s’en vient. Et voilà, que paf ! Il est ébloui. Lui qui rabâche pourtant sans cesse à ses bacchantes qu’il n’y croit pas à ce coup de foudre. Pour lui, seul le bon vin et le bon vivre ont de mise. Et bien le voilà maintenant bien ligoté.
Il n’est pas encore là le temps des pleurs et de la tragédie qui s’en viendra plus tard, de la sombre histoire de ces deux qui sera compté dans les amphithéâtres par des acteurs trop fardés. Pour l’instant, tout est à eux. Tout est possible.
vendredi 29 avril 2011
Mishmash
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5 commentaires:
Madame V la belle histoire.
J'aime ton Dionysos et son éventail à je crois en rien entre les jambes.
quelle belle bannière tu as la.
Feras tu un livre dis?
hé, hé !!! Mon Dionysos est si bien fait que tu as pris son pan de toge pour un éventail !!!
Oui j'aimerais bien en faire un livre, j'y réfléchis très fort en ce moment.
Biutiful Miss!
Julie
Ciel, mes guiboles !!!
Julie >Merci Julie !!!
Pauline > et oui elles m'inspirent tu vois !
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